La clé du succès : savoir ce que vos fans veulent

Faire des affaires, dans le sens traditionnel du terme, consiste à répondre au besoin d’un certain public en offrant un service ou un produit. Les artistes n’étant pas étrangers au monde des affaires (offrir un produit, se créer un réseau de distribution, créer des contacts, faire sa promotion et son marketing, etc. sont des notions qui s’appliquent également à la musique ou tout autre forme d’art), il faut qu’ils agissent comme des hommes et des femmes d’affaires. Et la clé du succès réside dans cette simple affirmation : vous devez savoir ce que vos fans veulent.

C’est ce qui a permis à Radiohead et NIN d’avoir un important succès commercial malgré le peu de ressources dont ils disposaient pour leur marketing et sans l’aide d’une compagnie de disques major. Ils ont rapidement compris que leurs fans voulaient pouvoir choisir le prix, la qualité et le support. En offrant cette possibilité, ils ont fait ce que peu d’artistes de cette trempe auraient eu le cran de faire ; laisser le contrôle. Plutôt que d’offrir la même chose à tout le monde, ils ont permis à certains d’obtenir l’album gratuitement, à d’autres de payer 50$. Plusieurs groupes demandent aujourd’hui à leurs fans quelles chansons ils aimeraient voir apparaître sur le prochain album, quelle pochette, etc.

Ils se sont donc bâti une importante présence en ligne, récoltant d’innombrables adresses courriel, ce qui leur a donné l’occasion de rejoindre directement les consommateurs sans passer par les canaux traditionnels de promotion. Le bouche à oreille a fait le reste.

Sur son blogue ( http://tinyurl.com/cednwb ), David Allen propose ces idées pour favoriser l’engagement de vos fans envers votre groupe :

- Communiquez ouvertement et demandez à vos fans ce qu’ils veulent de vous
- Écoutez ce qu’ils ont à dire. Écoutez vraiment.
- Offrez du contenu unique tel que les versions démos de vos nouvelles chansons
- Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un MP3 gratuit.
- Utilisez intelligemment le réseautage social. Twitter et Facebook sont les meilleurs. MySpace est trop encombré.
- Ne faites pas qu’envoyer des messages à vos fans, ayez une discussion à double sens.
- Oubliez votre site web traditionnel et commencez un blogue

Si vous utilisez d’autres méthodes pour savoir ce que vos fans veulent ou simplement pour communiquer avec eux, faites-moi en part !

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10 choses à faire pour devenir une rock star internationale

C’est en assistant au spectacle de Coldplay à Osheaga que m’est venue cette idée de vous lister les choses que les artistes doivent faire pour arriver à devenir une star internationale. Il y a plusieurs éléments qu’on peut retrouver dans plusieurs des plus grands groupes de la planète. J’ai essayé de les répertorier.

Entendons-nous, c’est mi-sérieusement que je vous écris cela, mais comme on dit, si on vise la lune, on risque au moins d’atteindre les étoiles…

Bref, voici quelques trucs qui vous permettront de vous établir davantage en tant qu’artiste ou groupe.

1. Trouvez un nom facile à retenir et si possible, international

Il m’arrive de croiser sur le net des noms de groupes complètement loufoques ou même impossibles à mémoriser. Je comprends que c’est difficile d’être original, mais essayez de trouver un nom court, facile à retenir, qui se dit bien dans d’autres langues. Il y a plusieurs exemples de noms qui remplissent ces caractéristiques : Les Colocs, Chocolat, U2, Travis, Timbaland, The Fugees, 50 Cent, Eminem, Malajube, etc. Dans la mesure du possible, avant d’arrêter votre choix, faites une recherche sur internet en ce qui a trait à la disponibilité des noms de domaine, des mots-clés, etc. Si vous en trouvez un original, achetez immédiatement les noms de domaine disponibles et enregistrez une page Facebook, Twitter, MySpace, FlickR, YouTube et tous les autres.

2. Vous devez avoir un chanteur charismatique

Attention : le batteur demandera d’être le leader du groupe. Sauf erreur, ce n’est pas une bonne idée. Il faut un chanteur qui a un charisme ÉNORME. Il lui faut avoir de la gueule, un beau look. Il faut aussi quelqu’un d’intelligent. Vous direz qu’il y a plein de leaders de groupes absolument pas brillants. C’est vrai, mais ça peut toujours aider qu’il sache répondre aux questions d’entrevues. Et d’ailleurs, il faut savoir faire une différence entre les vrais idiots et les gars comme MikeD (Beastie Boys), Flea (Red Hot Chili Pepper) ou Tré Cool (Green Day) capables de jouer les idiots.

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5 façons de débuter dans le show-business

Lorsque j’étais professeur à l’École du Show-Business, je voyais régulièrement mes étudiants terminer leur session et se demander comment ils allaient faire pour se trouver un métier.

Mais au fait, comment arrive-t-on à débuter dans le show-business ?

On le sait, c’est un milieu un peu hermétique où il n’est pas très facile de se faire une place. Il faut arriver à entre ouvrir une porte pour se mettre le pied au travers et tranquillement faire son chemin.

Voici comment débuter dans le show-business :

1. Faites un stage

La meilleure façon de se faire un nom, c’est de montrer ce dont on est capable. Mais comment y arriver lorsqu’on arrive dans cette industrie ? Il faut réussir à se faire embaucher dans une entreprise culturelle afin de travailler sur de vrais projets. Malheureusement, une très grande majorité des entreprises ne vous paieront pas pour ce stage. Voyez-le comme un investissement. Faites-vous un nom en démontrant votre savoir-faire et votre capacité de mener à terme vos projets et on vous offrira un poste payé.

2. Partez votre propre entreprise

Si vous avez la fibre entrepreneuriale, vous pouvez penser démarrer votre propre affaire. Il y a plusieurs emplois différents où il y a peu de concurrence. Il faut cependant être capable de vivre avec un salaire très moyen pour quelque temps. Si vous décidez par exemple de devenir gérant de tournée à votre compte, vous devrez connaître assez de groupes et d’artistes pour en trouver quelques-uns qui voudront vous faire confiance et vous payer. Même chose si vous démontrez des aptitudes dans le booking de spectacles, vous pouvez offrir à certains artistes de faire du booking de façon non exclusive afin de montrer que vous êtes capable de faire le boulot.

3. Travaillez dans un milieu connexe

Vous pouvez également entrer dans le show-business par la porte de derrière. C’est notamment le cas de Claude Larivée de la compagnie Larivée Cabot Champagne et de La Tribu qui a commencé alors qu’il travaillait au Café Campus. C’est également mon cas puisque j’ai débuté en travaillant chez Archambault. Le but, c’est d’être là où ça se passe le plus souvent possible. Donc en travaillant dans un milieu connexe, vous serez plus susceptibles de vous faire inviter dans les lancements et les premières – des endroits où vous pouvez rencontrer des gens de l’industrie. Pensez aussi à travailler dans les médias et les studios d’enregistrement…

4. Faites du bénévolat

Au-delà d’aller voir une entreprise pour essayer de vous faire embaucher pour un stage, vous pouvez plus facilement faire du bénévolat pour certains événements. Il y a notamment les stations de radio NRJ et CKOI qui ont des équipes de promotion qui font de l’animation lors d’événements. La chaîne télé Musique Plus en a également une. Ils ajoutent régulièrement des membres à leurs équipes et de cette façon, vous pourriez avoir la possibilité d’être au centre de l’action. Aussi, certains événements bien précis nécessitent un coup de main de bénévoles. C’est le cas du Twestival Local Montréal qui comptait justement sur l’aide des utilisateurs de Twitter pour prendre vie. Il me semble également que le Festival de Jazz et les Francofolies de Montréal offrent certains postes à des bénévoles. Renseignez-vous directement pour savoir quand faire votre demande.

5. Débutez du côté corporatif

Il s’agit parfois de trouver un emploi dans un tout autre domaine pour pouvoir faire son chemin jusqu’au milieu du show-business. C’est le cas d’emplois en publicité, en marketing et en gestion de projets qui pourraient vous amener à développer une certaine expertise qui mènera ailleurs. Vous pourriez donc viser un emploi, même clérical au début, dans une boîte de création publicitaire comme BOS, Sid Lee et Cossette. Il y a aussi les emplois de coordonnateur communications-marketing au sein d’entreprises comme Astral ou Corus qui possèdent plusieurs radios et chaînes télé.

Au bout du compte, c’est en étant en contact avec les gens de cette industrie que vous réussirez à vous vendre assez pour qu’on vous propose un emploi. Plus vous baignerez dans ce milieu, plus on vous connaîtra.

Je vous souhaite bonne chance.

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7 raisons pourquoi un artiste doit avoir un gérant

Il y a de ces artistes qui VEULENT avoir un gérant, mais qui ne trouvent pas. La raison est bien simple. Il faut trouver quelqu’un qui a des aptitudes en gestion, qui connaît le milieu de la culture et du showbusiness, qui a un important réseau de contacts, qui ne gère pas déjà plusieurs artistes, qui a du temps à investir sur le projet, qui aime la musique de l’artiste et qui a de la vision…

Il y a aussi de ces artistes qui ne VEULENT PAS d’un gérant, pensant à tort que ça ne leur servira pas, qu’ils connaissent déjà bien le milieu, qu’ils s’occupent déjà de leurs affaires et qu’ils ne veulent pas donner une commission alors que leurs revenus ne sont pas très importants.

Voici 7 raisons pour lesquelles un artiste doit avoir un gérant :

1. Séparer la musique des affaires. L’un ne se gère pas comme l’autre. Avoir un gérant permet à l’artiste de déléguer la gestion de toute la paperasse, y compris les demandes de subventions, la comptabilité, les déclarations gouvernementales, etc. Généralement, d’autres arguments ne sont pas nécessaires pour convaincre un artiste… ;)

2. Maximiser le temps destiné à la musique. Tandis que le travail du gérant est de voir à ce que tout se passe bien dans la carrière de son artiste, le travail de l’artiste est de composer des chansons, faire des spectacles et des entrevues, rencontrer ses fans et d’autres artistes. Si l’artiste passe du temps à s’occuper de ses affaires, il ne le passe forcément pas sur sa carrière et c’est justement là qu’il est payant…

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Quoi mettre dans son dossier de presse

Parmi les outils les plus importants pour un artiste, on retrouve notamment le dossier de presse. Ce document lui permet de rassembler l’ensemble des informations destinées aux médias, agents, diffuseurs et autres partenaires. On le retrouve en version papier, mais aussi de plus en plus en format numérique. On appelle d’ailleurs ce dernier « EPK », de l’anglais Electronic Press Kit.

Voici une liste des éléments qu’un dossier de presse doit contenir :

1. Une biographie de l’artiste ou du groupe

La biographie est un élément très important. C’est le premier document qu’un journaliste voudra lire pour en apprendre davantage sur le parcours de l’artiste. Ce texte pourra également être utilisé dans les sections « biographie » des sites comme Facebook, MySpace et YouTube. Je suggère fortement qu’elle soit écrite par une personne qui possède une belle plume. Cette biographie sera lue par un grand nombre de personnes et elle mérite d’être très travaillée. Le choix des mots est important afin de bien transmettre l’essence de qui est l’artiste.

2. Un communiqué de presse

D’habitude, si vous envoyez un dossier de presse c’est que vous avez quelque chose à annoncer. Vous devez donc joindre à votre dossier un communiqué annonçant la nouvelle. Il peut s’agir du lancement d’un nouvel album, de l’envoi d’une chanson à la radio, de la présentation d’un spectacle ou n’importe quelle autre nouvelle d’intérêt public. Ce communiqué doit être écrit selon certaines règles de base.

3. Des articles, critiques, entrevus dans les médias

Les articles qui font mention de l’artiste doivent être ajoutés en ordre d’importance (on met les journaux nationaux avant les journaux de quartier) ou en ordre chronologique si les articles importants sont trop vieux. Donc si l’artiste a un article de La Presse qui date d’il y a sept ans, il faudra le mettre après les articles parus au cours des dernières semaines. Je suggère pour les entrevues audio et vidéo de mettre ce contenu sur le site web de l’artiste et de les lister sur une feuille à ajouter au dossier.

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Est-il nécessaire d’avoir un contrat avec son gérant ?

Généralement, lorsqu’il est question de contrats, la question ne se pose pas. Il est préférable de se munir d’un document qui définit clairement les termes d’une entente, notamment qui fait quoi, selon quelles conditions, dans quel délai, etc.

Cependant, quand il s’agit d’un contrat de gérance, il se peut que la situation nécessite d’attendre quelque temps avant que le gérant et son artiste ne décident de signer. Lorsqu’un artiste trouve finalement quelqu’un pour le représenter auprès des différents intervenants avec lesquels il devra travailler, il peut être risqué, pour l’un et l’autre, de rapidement signer une entente long terme qui liera les parties alors qu’ils ne se connaissent pas encore.

Ma vision de la situation, qui ne sera probablement pas partagée par un avocat spécialisé, est que dans le cas très délicat d’une entente de management, il est préférable de commencer délicatement sur la seule base de la confiance et de la communication. Le gérant est, parmi tous les individus qui graviteront autour de l’artiste (agent de spectacles, relationniste de presse, éditeur, distributeur, producteur, etc.), la personne qui partagera le plus l’intimité professionnelle de ce dernier. Cette relation doit se bâtir, comme dans un vrai couple, sur une solide base de franchise, de transparence et de confiance.

Dans ce cas précis, le contrat peut donc être contraignant en début de relation puisqu’il peut être perçu (généralement par l’artiste) comme un élément qui empêcherait une séparation facile et amicale.

Je trouve personnellement qu’il peut être tout indiqué de débuter le travail de management sur la seule base d’une bonne poignée de main. D’abord, cette façon de fonctionner permet à chaque personne d’apprendre à connaître l’autre sans contrainte. Si l’artiste et son gérant ne peuvent pas avoir une confiance mutuelle irréprochable, il ne vaut donc pas la peine que l’un et l’autre investissent davantage dans cette relation. D’autre part, je crois que pour le gérant, le fait de ne pas trop rapidement exiger la signature d’une entente lui permettra de profiter du bénéfice du doute de son artiste qui ne le percevra pas comme un requin.

Du moment cependant que le gérant investi davantage que tu temps, il est en droit d’exiger un miminum de sécurité. Autrement, l’artiste doit assumer lui-même les frais puisqu’il sera celui qui en bénéficiera. Lorsque l’artiste commence à générer des revenus provenant du travail effectué par son gérant, ce dernier est une fois de plus en droit de vouloir une commission. Si à ce moment, l’artiste n’accède pas à la demande, on peut en déduire que la relation n’en est pas une de confiance et que même sous contrat, une séparation aurait été inévitable tôt ou tard.

Le jour où vous souhaiterez signer un contrat de gérance, je vous suggère très fortement de passer voir un avocat spécialisé dans le milieu culturel qui pourra vous aider à trouver un terrain d’entente équitable et selon des termes raisonnables.

Autrement, si cette situation a déjà été la vôtre, laissez un commentaire pour expliquer comment s’est porté votre relation !

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Le coût de gratuit

Un bon moyen d’inciter les consommateurs à établir un début de relation avec l’artiste est d’offrir du contenu gratuit en échange d’informations telles que le nom, l’adresse courriel, la ville de résidence, etc. Généralement, ce contenu prend la forme d’un MP3, que ce soit une pièce de l’album ou une chanson inédite. Le consommateur, sur le point de devenir un fan, fera donc un certain effort pour établir ce premier contact. Pour que cette première rencontre soit fructueuse, il est impératif que l’artiste (ou son équipe) diminue au maximum le coût de gratuit.

Quel est ce coût ? Imaginez qu’on vous propose un MP3 gratuit. Vous décidez de remplir le formulaire sur le site de l’artiste. Au bout de quelques minutes, vous recevez un courriel qui vous demande de confirmer votre adresse. Vous cliquez sur le lien pour accepter de recevoir des messages de cette personne et à ce point vous n’avez toujours pas votre chanson. Vous recevez ensuite un courriel vous remerciant d’avoir voulu télécharger la pièce. On vous donne un lien qui vous amène à une page du site web de l’artiste et vous devez cliquer à nouveau sur un autre lien qui téléchargera éventuellement dans votre ordinateur un fichier zippé. Vous prenez un peu plus d’une minute pour le retrouver et trouvez l’outil pour le dézipper. Ce n’est qu’alors que vous pouvez envoyer le MP3 vers iTunes pour l’écouter.

Voilà le coût de gratuit. Un coût beaucoup trop important à certains moments pour le bénéfice réellement obtenu par le consommateur. Vous devez donc impérativement rendre cette tâche le plus simple possible. Je crois que c’est primordial de récolter minimalement une adresse courriel, mais n’oubliez pas que si l’opération semble trop longue ou compliquée, le consommateur risque d’abandonner en chemin. Comme nous le disaient nos mères, quand c’est donné, c’est donné. Alors si vous prenez la décision de donner du contenu, assumez que ce soit en grande partie un cadeau et que vous ne puissiez pas espérer qu’on vous remplisse un questionnaire de santé…

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