Passage à l’émission Point de vue

J’ai été invité il y a quelques jours à participer à l’émission Point de vue diffusée à TVRM. L’animateur Pierre Berthiaume et moi avons discuté de l’industrie musicale. Voici l’émission (mon passage débute vers 16:16).

PDV-HI16-089 from TVRM on Vimeo.

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La raison pour laquelle les artistes doivent être sur Spotify

J’avais une discussion récemment avec un artiste qui me disait profondément détester Spotify. Son argument, c’est que la société suédoise ne paie pas assez de redevances pour l’utilisation de la musique.

Cela me rappelait les débuts de Napster au tournant des années 2000. Les compagnies de disques, plutôt que d’utiliser ce drastique changement dans les moeurs des internautes et des mélomanes et de créer un système alternatif permettant de limiter le téléchargement illégal, ont décidé de poursuivre tout le monde en y injectant des centaines de millions de dollars.

On ne peut être contre le changement. On ne peut rien contre l’avancement technologique. On peut être en désaccord avec le téléchargement illégal, on peut faire fermer tous les sites de piratage, mais une fois que la chose existe, on ne peut plus jamais faire “comme avant”.

Mon agence Local9 offre un service de promotion radio. Les producteurs de disques et des artistes indépendants nous paient pour faire tourner leur chanson à la radio.

Mais pour quelle raison au juste ? Ils dépensent en prévision d’obtenir un revenu de la radio directement ? Absolument pas ! Bien que les revenus de droits d’auteur permettent généralement de rentabiliser l’opération, peut-être même arriver à faire de l’argent s’il s’agit d’un gros succès, la raison pour laquelle nous diffusons les chansons à la radio, c’est pour la VISIBILITÉ que cela leur apporte.

Les gens écoutent la radio. Moins qu’avant, mais ils l’écoutent quand même. Et il s’agit d’un média parfait pour rejoindre la population en général. Monsieur et madame Tout-le-Monde. Continuer la lecture de La raison pour laquelle les artistes doivent être sur Spotify 

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L’une des plus grandes erreurs des artistes

L’une des plus grandes erreurs que les artistes font, c’est de minimiser l’importance d’établir un budget et surtout, de mettre de l’argent en promotion et marketing.

Il y a le budget de production et le budget de promotion. Généralement, quand les artistes indépendants m’appellent, ils ont mis 95% de leur argent dans le premier.

Je me dis parfois que ces gens vivent dans un monde parallèle où gambadent licornes et petits chatons tout mignons. Vous pensiez sortir un album avec ZÉRO budget ?

Ok j’ambitionne, ils ont un peu d’argent. Mais statistiquement, ce n’est JAMAIS assez !

La mise en marché d’un produit, quel qu’il soit, nécessite beaucoup de ressources. Il faut bâtir son branding, son image, son histoire. Il faut appeler les médias, leur envoyer le produit, acheter un minimum de pub sur Facebook, monter un site web, etc.

Bien entendu, comme le bout qui vous plaisait le plus était celui d’être en studio pour coucher vos chansons sur des bandes (c’est poétique, non ? Ok, c’est fini les bandes, on est passé au numérique), vous avez investi là toutes vos économies.

N’oubliez jamais que sans promotion, votre produit n’arrivera pas à rejoindre son public. Et s’il ne rejoint pas son public, vous avez partiellement manqué votre coup. Elle est l’une des parties primordiales du processus. Vous êtes donc mieux de la prévoir.
Pour vous donner une idée de grandeur, on met généralement autant en production qu’en promotion. Évaluez donc votre budget de cette façon et ne faites pas la même erreur…

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CreativeMornings

Faites ce que vous aimez

« Ne vous en faites pas avec les grandes idées ; continuez simplement de créer. »

– Ben Chestnut lors d’un CreativeMornings. Voyez sa conférence ici.

#ExploreTaCreativite

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Dactylo

À l’époque où la techno n’existait pas

Vous vous êtes certainement déjà rendu compte à quel point on avait la vie facile aujourd’hui ? Si vous êtes né pendant les années 90, il y a des trucs que vous ne pouvez simplement pas comprendre.

Nos téléphones avaient des fils. La télécommande de la télévision également. Pour savoir où se rendre lorsqu’on allait quelque part, fallait écrire le chemin sur du papier ou pire, il fallait une carte routière dans la voiture.

L’ordinateur servait à faire du traitement de texte et jouer à des jeux d’un réalisme graphique douteux. Le papier qui allait dans l’imprimante avait des trous de chaque côté, lisières qu’il fallait ensuite détacher.

Je repense parfois à comment mon travail devait se faire à l’époque où la techno n’existait pas. Pour chercher des informations sur un quelconque sujet, il fallait se rendre à la bibliothèque. Les contacts se faisaient presque juste par téléphone ou en personne, pas de courriel. Une lettre ou deux à la poste peut-être.

Voilà une façon originale de revoir votre façon de travailler et de tout remettre en perspective.

Et si vous deviez vous passer de votre ordinateur et de vos courriels pendant un moment ? Si vous deviez créer sans la technologie, vous feriez comment ?

#ExploreTaCreativite

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MV - Bonne année

Moments forts de 2015

Depuis toujours, je vis la fin d’une année comme un mélange de nostalgie du temps qui passe, des beaux souvenirs qu’on s’est forgés, mais aussi avec l’optimisme d’un avenir à créer et des projets à réaliser.

Je profite toujours des vacances pour faire le point. Voici, dans aucun ordre particulier, les 10 plus beaux moments de mon année 2015.

 

1- C’est au mois de mai que le comité organisateur de l’événement Courir Pour Leucan avec qui je me suis impliqué présentait son premier événement de course à pied au Centre de la Nature de Laval. Nous avons remis un chèque de 35 000$ à Leucan. En plus, Mia a couru son 1km en 5:30. Une machine.

2- À la mi-avril, mon agence Local9 participe au lancement de l’album “Nous autres” des 2Frères. Non seulement ces deux gars-là (et leur gérante Marie-Pier) sont devenus des amis, mais ils ont été l’une de mes plus grandes fiertés de l’année. Leur chanson titre a été l’un de nos plus gros succès, se positionnant au #1 du Top 100 BDS pendant 7 semaines consécutives. C’est un honneur et un privilège de travailler avec des artistes comme eux.

3- Début avril, une étape importante dans la vie des Véronneau-Fournier. Nous quittons la maison que nous avons bâtie 6 ans plus tôt. C’est mon amie Marie-Lou qui l’a acheté alors elle est restée “dans la famille”. Notre vie se poursuit depuis à Mascouche, dans un magnifique rond-point où les enfants peuvent jouer en sécurité, avec des voisins vraiment adorables.

4- Juin. Je participe à mon 2e Ironman 70.3, cette fois à Tremblant. Pour la première fois, mes amis sont avec moi : Benoit, Karine, Alain. Le parcours est beau, l’organisation est excellente, la journée est magnifique. Heureux de ma course. Mon père à l’arrivée la journée de la fête des Pères = priceless.

5- Début juillet, mon chum Max Truman et moi lançons une ligne de vêtements de triathlon qui s’appelle Odin. L’air de rien, nos vêtements se sont envolés à une vitesse fulgurante lors de leur mise en vente. Fierté immense de voir sur notre page Facebook plein de photos de gens qui roulaient à vélo avec notre jersey sur le dos !!

Continuer la lecture de Moments forts de 2015 

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Le doute

Quand le doute survient

Tous les entrepreneurs passent par ce moment où le doute survient. Que vous soyez un propriétaire d’entreprise, un artiste ou simplement une jeune étudiante, l’occasion de vous remettre en question viendra inévitablement.

C’est un moment pénible. Faire face à ses doutes, c’est angoissant. On se demande si on est fait pour le travail, si on a pas trop pris de responsabilités, si les autres ne sont pas meilleurs que nous, si on pourra y arriver… Le doute diminue nos capacités, nous peinture dans le coin et nous fait prendre des raccourcis. Dans un moment de doute, on y va pour la facilité et surtout, au plus rapide. C’est plus rapide d’abandonner, de se donner toutes les raisons du monde pour rester immobile. On se sent incapable.

Pourtant, elle est là la solution.

Dans un moment de doute, il ne faut pas fléchir et surtout, il ne faut pas RÉFLÉCHIR. Car la créativité et l’innovation ne résident pas dans la réflexion uniquement, elles naissent dans l’ACTION.

Lorsque le doute survient, ne vous posez pas de question. Mettez-vous simplement en mouvement. Il faut créer, parfois juste à très petite échelle. Lorsque vous vous mettez au travail, vous envoyez au cerveau un message subtil, mais puissant : celui d’être capable.
Allez ! Au travail !

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étiquettes

Les étiquettes, une nécessité

Zorro des temps modernes, vous avez un tableau complet de citations sur Pinterest avec des phrases telles que « I live by my own rule » ou « Ne laisse personne te dicter qui tu es ». Vous êtes un esprit libre, un vrai créatif, et vous détestez les étiquettes.

Dans un monde où l’offre est variée, en grande quantité et où l’attention des gens est plutôt limitée, les étiquettes servent à faire le tri, à aller au plus important. Elles servent à faciliter nos choix et nous permettent de juger plus rapidement les propositions de toutes sortes qu’on nous fait continuellement.

Les gens cherchent généralement à se singulariser, à se sortir de la masse. On le constate chez le mononc qui parle trop fort et raconte des blagues salaces, chez ce jeune Y qui a les deux bras tatoués (un ce n’est pas assez) et qui porte des bas dépareillés ou chez cette autre mère de famille qui passe trop de temps à raconter tous ses exploits sportifs (ok, ça c’est moi !).

Je demande parfois à des artistes ou leur gérant de me parler de leur projet en me faisant une comparaison avec des artistes connus. Ça me permet de me faire une tête rapidement. C’est là qu’ils y vont à grands coups de “c’est complètement unique”, “ça ne s’est jamais fait”, “c’est tout à fait différent” et le meilleur, “ça ne ressemble à rien”. Continuer la lecture de Les étiquettes, une nécessité 

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Je suis de retour

prendre le tempsCet endroit, ce blogue, c’est le genre de truc auquel j’ai pensé de façon régulière au cours des dernières années. Il m’est arrivé de temps en temps d’avoir une idée de texte, d’avoir une opinion, quelque chose à raconter. Mais à chaque fois, j’ai fait le choix de ne pas PRENDRE le temps.

Je racontais d’ailleurs à une amie récemment que je faisais dorénavant attention à la façon de m’exprimer. On a tous tendance à dire qu’on n’a pas EU le temps, mais je me corrige maintenant. Je l’assume… Je n’ai pas PRIS le temps.

Je suis un grand admirateur de Seth Godin, un guru du marketing qui a écrit de très nombreux best-sellers. Il consigne sur son blogue des centaines d’articles, le type de ceux qui vous allument, vous motivent, vous changent même.

J’ai toujours admiré Seth pour la façon dont il voit le marketing, mais encore plus pour sa façon d’agir comme motivateur hors pair. Le genre de gars qui écrit exactement la bonne chose au bon moment. Combien de fois ai-je terminé un article avec ce goût terrible de partager à mon tour avec des lecteurs ? Et je ne vous parle même pas du nombre de fois où j’ai été jaloux de l’effort incroyable que ce type met dans son travail. Il écrit continuellement. Sans arrêt. Mais je ne PRENAIS jamais le temps…

Je ne suis pas moins occupé qu’au cours des dernières années, mais je vais faire un effort et me remettre à l’écriture. L’air de rien, ça me manque.

J’ai envie de vous parler de Local9, mon agence de promotion créative. J’ai envie de vous parler de ma vision du showbusiness, du marketing, de la pub. Je veux aussi vous parler du Club Odin, la ligne de vêtements de triathlon que j’ai créé avec mon ami Maxime Truman. Sans compter bien entendu de ma préparation pour ces triathlons que je fais justement !

Bref, je m’y remets. Et si jamais ça vous dit d’échanger, ce sera avec le plus grand plaisir que je vous lirai !!

 

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La clé du succès : savoir ce que vos fans veulent

Fans des BeatlesFaire des affaires, dans le sens traditionnel du terme, consiste à répondre au besoin d’un certain public en offrant un service ou un produit. Les artistes n’étant pas étrangers au monde des affaires (offrir un produit, se créer un réseau de distribution, créer des contacts, faire sa promotion et son marketing, etc. sont des notions qui s’appliquent également à la musique ou tout autre forme d’art), il faut qu’ils agissent comme des hommes et des femmes d’affaires. Et la clé du succès réside dans cette simple affirmation : vous devez savoir ce que vos fans veulent.

C’est ce qui a permis à Radiohead et NIN d’avoir un important succès commercial malgré les ressources plus limitées dont ils disposaient pour leur marketing comparativement au moment où ils étaient signés dans une compagnie de disques major. Ils ont rapidement compris que leurs fans voulaient pouvoir choisir le prix, la qualité et le support. En offrant cette possibilité, ils ont fait ce que peu d’artistes de cette trempe auraient eu le cran de faire ; laisser le contrôle. Plutôt que d’offrir la même chose à tout le monde, ils ont permis à certains d’obtenir l’album gratuitement, à d’autres de payer 50$. Plusieurs groupes demandent aujourd’hui à leurs fans quelles chansons ils aimeraient voir apparaître sur le prochain album, quelle pochette, etc.

Ils se sont donc bâti une importante présence en ligne, récoltant d’innombrables adresses courriel, ce qui leur a donné l’occasion de rejoindre directement les consommateurs sans passer par les canaux traditionnels de promotion. Le bouche à oreille a fait le reste.

Sur son blogue, l’auteur de Getting Things Done David Allen propose ces idées pour favoriser l’engagement de vos fans envers votre groupe :

– Communiquez ouvertement et demandez à vos fans ce qu’ils veulent de vous
– Écoutez ce qu’ils ont à dire. Écoutez vraiment.
– Offrez du contenu unique tel que les versions démos de vos nouvelles chansons
– Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un MP3 gratuit.
– Utilisez intelligemment le réseautage social. Twitter et Facebook sont les meilleurs.
– Ne faites pas qu’envoyer des messages à vos fans, ayez une discussion à double sens.
– Oubliez votre site web traditionnel et commencez un blogue

Si vous utilisez d’autres méthodes pour savoir ce que vos fans veulent ou simplement pour communiquer avec eux, faites-moi en part !

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