Tous les articles par Martin Véronneau

Toutes les secondes comptent

Récemment, j’ai entendu une artiste en entrevue sur l’une des grandes stations de radio du Québec. Elle y était pour parler de son spectacle qu’elle allait donner au cours de la journée.

À un moment dans l’entrevue, l’animateur lui demande où l’on peut se procurer son plus récent album. Sa réponse, quoique tout à fait juste et conventionnelle, mais tout de même un brin longue, m’a fait réfléchir… « Mon album est disponible dans les magasins et en ligne sur iTunes », avait-elle fait savoir.

Il faut comprendre quand dans ce type de station, on ne fait pas d’entrevue “de fond” où l’on apprend à davantage connaître l’artiste. Je trouvais donc dommage de prendre de précieuses secondes de cette entrevue pour mentionner un élément qui n’apportait pas de valeur à la discussion.

Si l’on considère que le public, de façon générale, ne connait pas l’artiste ou du moins, ne possède pas son album, je trouve que c’est plutôt du temps mal utilisé que de prendre le temps de nommer les endroits où l’album est disponible. Car ce n’est pas le fait de donner cette information qui suscitera l’intérêt chez le consommateur. C’est davantage la personnalité de l’invité, son humour, sa générosité, sa franchise, son talent, ses histoires, etc., qui permettront de “vendre” l’album.

L’objectif de l’invité, c’est de faire en sorte que l’auditeur ait une perception positive et agréable de lui. Soyez naturel, embarquez dans la même énergie que l’animateur et ne pensez pas juste à vous “vendre”. Dire “allez acheter mon album” n’a jamais à lui seul fait vendre des albums… Prenez donc ce temps précieux pour dire quelque chose de plus intéressant.

Garder son job

zen-au-travailOn donne souvent le conseil aux entrepreneurs et aux artistes de tout lâcher pour vivre leur passion. La prémisse est de dire que si elle se trouve face à aucune option de rechange, la personne mettra forcément 100% de son attention, de son énergie et de son travail à s’assurer que son projet fonctionne. L’idée est romantique, mais dans la réalité, je ne pense pas que ce soit la meilleure option.

Vous avez déjà vécu un moment où vous n’aviez plus d’argent ? Vous aviez des factures à payer, mais rien dans votre compte de banque ? Le stress intense que cette situation engendre ne permet pas de créer en toute quiétude.

Une artiste m’a récemment exposé ses difficultés à jongler avec son horaire de travail de jour et de spectacle le soir. Je lui ai suggéré de ne pas laisser tomber son emploi à court terme.

Oui, c’est difficile. Oui, il faut parfois se lever tôt ou se coucher tard pour avancer. Mais garder son emploi permet de dormir sur ses deux oreilles. Et c’est sans compter que ça permet d’avoir de l’argent à investir dans son projet.

Tant et aussi longtemps que le projet de passion avance, c’est ce qui justifie de garder son job.

Quand l’histoire du rock est racontée à la façon Facebook

Il s’agit d’un travail absolument COLOSSAL de la part d’Ithaca Audio qui a produit un magnifique vidéo présentant l’histoire du rock, mais avec comme trame de fond le réseau social Facebook. Pendant une quinzaine de minutes s’enchaînent 64 chansons montées comme un mashup (les pièces sont toutes mélangées ensemble), allant d’Elvis à Kings of Leon en passant par Led Zeppelin, U2, Metallica, David Bowie, etc.

Défilent des images de vidéos qui semblent être publiées par les groupes, bénéficiant ensuite de mention « J’aime » et de commentaires réels de la part d’artistes.

Pour tout amateur de musique, cette vidéo est à voir sans attendre ! L’entreprise permet également le téléchargement gratuit de la chanson complète en MP3.

La raison pour laquelle les artistes doivent être sur Spotify

J’avais une discussion récemment avec un artiste qui me disait profondément détester Spotify. Son argument, c’est que la société suédoise ne paie pas assez de redevances pour l’utilisation de la musique.

Cela me rappelait les débuts de Napster au tournant des années 2000. Les compagnies de disques, plutôt que d’utiliser ce drastique changement dans les moeurs des internautes et des mélomanes et de créer un système alternatif permettant de limiter le téléchargement illégal, ont décidé de poursuivre tout le monde en y injectant des centaines de millions de dollars.

On ne peut être contre le changement. On ne peut rien contre l’avancement technologique. On peut être en désaccord avec le téléchargement illégal, on peut faire fermer tous les sites de piratage, mais une fois que la chose existe, on ne peut plus jamais faire “comme avant”.

Mon agence Local9 offre un service de promotion radio. Les producteurs de disques et des artistes indépendants nous paient pour faire tourner leur chanson à la radio.

Mais pour quelle raison au juste ? Ils dépensent en prévision d’obtenir un revenu de la radio directement ? Absolument pas ! Bien que les revenus de droits d’auteur permettent généralement de rentabiliser l’opération, peut-être même arriver à faire de l’argent s’il s’agit d’un gros succès, la raison pour laquelle nous diffusons les chansons à la radio, c’est pour la VISIBILITÉ que cela leur apporte.

Les gens écoutent la radio. Moins qu’avant, mais ils l’écoutent quand même. Et il s’agit d’un média parfait pour rejoindre la population en général. Monsieur et madame Tout-le-Monde. Continuer la lecture de La raison pour laquelle les artistes doivent être sur Spotify

L’une des plus grandes erreurs des artistes

L’une des plus grandes erreurs que les artistes font, c’est de minimiser l’importance d’établir un budget et surtout, de mettre de l’argent en promotion et marketing.

Il y a le budget de production et le budget de promotion. Généralement, quand les artistes indépendants m’appellent, ils ont mis 95% de leur argent dans le premier.

Je me dis parfois que ces gens vivent dans un monde parallèle où gambadent licornes et petits chatons tout mignons. Vous pensiez sortir un album avec ZÉRO budget ?

Ok j’ambitionne, ils ont un peu d’argent. Mais statistiquement, ce n’est JAMAIS assez !

La mise en marché d’un produit, quel qu’il soit, nécessite beaucoup de ressources. Il faut bâtir son branding, son image, son histoire. Il faut appeler les médias, leur envoyer le produit, acheter un minimum de pub sur Facebook, monter un site web, etc.

Bien entendu, comme le bout qui vous plaisait le plus était celui d’être en studio pour coucher vos chansons sur des bandes (c’est poétique, non ? Ok, c’est fini les bandes, on est passé au numérique), vous avez investi là toutes vos économies.

N’oubliez jamais que sans promotion, votre produit n’arrivera pas à rejoindre son public. Et s’il ne rejoint pas son public, vous avez partiellement manqué votre coup. Elle est l’une des parties primordiales du processus. Vous êtes donc mieux de la prévoir.
Pour vous donner une idée de grandeur, on met généralement autant en production qu’en promotion. Évaluez donc votre budget de cette façon et ne faites pas la même erreur…

À l’époque où la techno n’existait pas

Vous vous êtes certainement déjà rendu compte à quel point on avait la vie facile aujourd’hui ? Si vous êtes né pendant les années 90, il y a des trucs que vous ne pouvez simplement pas comprendre.

Nos téléphones avaient des fils. La télécommande de la télévision également. Pour savoir où se rendre lorsqu’on allait quelque part, fallait écrire le chemin sur du papier ou pire, il fallait une carte routière dans la voiture.

L’ordinateur servait à faire du traitement de texte et jouer à des jeux d’un réalisme graphique douteux. Le papier qui allait dans l’imprimante avait des trous de chaque côté, lisières qu’il fallait ensuite détacher.

Je repense parfois à comment mon travail devait se faire à l’époque où la techno n’existait pas. Pour chercher des informations sur un quelconque sujet, il fallait se rendre à la bibliothèque. Les contacts se faisaient presque juste par téléphone ou en personne, pas de courriel. Une lettre ou deux à la poste peut-être.

Voilà une façon originale de revoir votre façon de travailler et de tout remettre en perspective.

Et si vous deviez vous passer de votre ordinateur et de vos courriels pendant un moment ? Si vous deviez créer sans la technologie, vous feriez comment ?

#ExploreTaCreativite

Moments forts de 2015

Depuis toujours, je vis la fin d’une année comme un mélange de nostalgie du temps qui passe, des beaux souvenirs qu’on s’est forgés, mais aussi avec l’optimisme d’un avenir à créer et des projets à réaliser.

Je profite toujours des vacances pour faire le point. Voici, dans aucun ordre particulier, les 10 plus beaux moments de mon année 2015.

 

1- C’est au mois de mai que le comité organisateur de l’événement Courir Pour Leucan avec qui je me suis impliqué présentait son premier événement de course à pied au Centre de la Nature de Laval. Nous avons remis un chèque de 35 000$ à Leucan. En plus, Mia a couru son 1km en 5:30. Une machine.

2- À la mi-avril, mon agence Local9 participe au lancement de l’album “Nous autres” des 2Frères. Non seulement ces deux gars-là (et leur gérante Marie-Pier) sont devenus des amis, mais ils ont été l’une de mes plus grandes fiertés de l’année. Leur chanson titre a été l’un de nos plus gros succès, se positionnant au #1 du Top 100 BDS pendant 7 semaines consécutives. C’est un honneur et un privilège de travailler avec des artistes comme eux.

3- Début avril, une étape importante dans la vie des Véronneau-Fournier. Nous quittons la maison que nous avons bâtie 6 ans plus tôt. C’est mon amie Marie-Lou qui l’a acheté alors elle est restée “dans la famille”. Notre vie se poursuit depuis à Mascouche, dans un magnifique rond-point où les enfants peuvent jouer en sécurité, avec des voisins vraiment adorables.

4- Juin. Je participe à mon 2e Ironman 70.3, cette fois à Tremblant. Pour la première fois, mes amis sont avec moi : Benoit, Karine, Alain. Le parcours est beau, l’organisation est excellente, la journée est magnifique. Heureux de ma course. Mon père à l’arrivée la journée de la fête des Pères = priceless.

5- Début juillet, mon chum Max Truman et moi lançons une ligne de vêtements de triathlon qui s’appelle Odin. L’air de rien, nos vêtements se sont envolés à une vitesse fulgurante lors de leur mise en vente. Fierté immense de voir sur notre page Facebook plein de photos de gens qui roulaient à vélo avec notre jersey sur le dos !!

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Quand le doute survient

Tous les entrepreneurs passent par ce moment où le doute survient. Que vous soyez un propriétaire d’entreprise, un artiste ou simplement une jeune étudiante, l’occasion de vous remettre en question viendra inévitablement.

C’est un moment pénible. Faire face à ses doutes, c’est angoissant. On se demande si on est fait pour le travail, si on a pas trop pris de responsabilités, si les autres ne sont pas meilleurs que nous, si on pourra y arriver… Le doute diminue nos capacités, nous peinture dans le coin et nous fait prendre des raccourcis. Dans un moment de doute, on y va pour la facilité et surtout, au plus rapide. C’est plus rapide d’abandonner, de se donner toutes les raisons du monde pour rester immobile. On se sent incapable.

Pourtant, elle est là la solution.

Dans un moment de doute, il ne faut pas fléchir et surtout, il ne faut pas RÉFLÉCHIR. Car la créativité et l’innovation ne résident pas dans la réflexion uniquement, elles naissent dans l’ACTION.

Lorsque le doute survient, ne vous posez pas de question. Mettez-vous simplement en mouvement. Il faut créer, parfois juste à très petite échelle. Lorsque vous vous mettez au travail, vous envoyez au cerveau un message subtil, mais puissant : celui d’être capable.
Allez ! Au travail !