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Toutes les secondes comptent

Récemment, j’ai entendu une artiste en entrevue sur l’une des grandes stations de radio du Québec. Elle y était pour parler de son spectacle qu’elle allait donner au cours de la journée.

À un moment dans l’entrevue, l’animateur lui demande où l’on peut se procurer son plus récent album. Sa réponse, quoique tout à fait juste et conventionnelle, mais tout de même un brin longue, m’a fait réfléchir… « Mon album est disponible dans les magasins et en ligne sur iTunes », avait-elle fait savoir.

Il faut comprendre quand dans ce type de station, on ne fait pas d’entrevue “de fond” où l’on apprend à davantage connaître l’artiste. Je trouvais donc dommage de prendre de précieuses secondes de cette entrevue pour mentionner un élément qui n’apportait pas de valeur à la discussion.

Si l’on considère que le public, de façon générale, ne connait pas l’artiste ou du moins, ne possède pas son album, je trouve que c’est plutôt du temps mal utilisé que de prendre le temps de nommer les endroits où l’album est disponible. Car ce n’est pas le fait de donner cette information qui suscitera l’intérêt chez le consommateur. C’est davantage la personnalité de l’invité, son humour, sa générosité, sa franchise, son talent, ses histoires, etc., qui permettront de “vendre” l’album.

L’objectif de l’invité, c’est de faire en sorte que l’auditeur ait une perception positive et agréable de lui. Soyez naturel, embarquez dans la même énergie que l’animateur et ne pensez pas juste à vous “vendre”. Dire “allez acheter mon album” n’a jamais à lui seul fait vendre des albums… Prenez donc ce temps précieux pour dire quelque chose de plus intéressant.

10 choses à faire pour devenir une rock star internationale

ROCK STARC’est en assistant au spectacle de Coldplay à Osheaga que m’est venue cette idée de vous lister les choses que les artistes doivent faire pour arriver à devenir une star internationale. Il y a plusieurs éléments qu’on peut retrouver dans plusieurs des plus grands groupes de la planète. J’ai essayé de les répertorier.

Entendons-nous, c’est mi-sérieusement que je vous écris cela, mais comme on dit, si on vise la lune, on risque au moins d’atteindre les étoiles…

Bref, voici quelques trucs qui vous permettront de vous établir davantage en tant qu’artiste ou groupe.

1. Trouvez un nom facile à retenir et si possible, international

Il m’arrive de croiser sur le net des noms de groupes complètement loufoques ou même impossibles à mémoriser. Je comprends que c’est difficile d’être original, mais essayez de trouver un nom court, facile à retenir, qui se dit bien dans d’autres langues (si nécessaire). Il y a plusieurs exemples de noms qui remplissent ces caractéristiques : U2, Coldplay, 50 Cent, Eminem, Les Respectables, Raffy, Radio Radio, Malajube, etc. Dans la mesure du possible, avant d’arrêter votre choix, faites une recherche sur internet en ce qui a trait à la disponibilité des noms de domaine, des mots-clés, etc. Si vous en trouvez un original, achetez immédiatement les noms de domaine disponibles et enregistrez une page Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et tous les autres.

2. Vous devez avoir un chanteur charismatique

Attention : le batteur demandera d’être le leader du groupe. Sauf erreur, ce n’est pas une bonne idée. Il faut un chanteur qui a un charisme ÉNORME. Il lui faut avoir de la gueule, un beau look. Il faut aussi quelqu’un d’intelligent. Vous direz qu’il y a plein de leaders de groupes absolument pas brillants. C’est vrai, mais ça peut toujours aider qu’il sache répondre aux questions d’entrevues. Et d’ailleurs, il faut savoir faire une différence entre les vrais idiots et les gars comme MikeD (Beastie Boys), Flea (Red Hot Chili Pepper) ou Tré Cool (Green Day) capables de jouer les idiots.

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7 raisons pourquoi un artiste doit avoir un gérant

Il y a de ces artistes qui VEULENT avoir un gérant, mais qui ne trouvent pas. La raison est bien simple. Il faut trouver quelqu’un qui a des aptitudes en gestion, qui connaît le milieu de la culture et du showbusiness, qui a un important réseau de contacts, qui ne gère pas déjà plusieurs artistes, qui a du temps à investir sur le projet, qui aime la musique de l’artiste et qui a de la vision…

Il y a aussi de ces artistes qui ne VEULENT PAS d’un gérant, pensant à tort que ça ne leur servira pas, qu’ils connaissent déjà bien le milieu, qu’ils s’occupent déjà de leurs affaires et qu’ils ne veulent pas donner une commission alors que leurs revenus ne sont pas très importants.

Voici 7 raisons pour lesquelles un artiste doit avoir un gérant :

1. Séparer la musique des affaires. L’un ne se gère pas comme l’autre. Avoir un gérant permet à l’artiste de déléguer la gestion de toute la paperasse, y compris les demandes de subventions, la comptabilité, les déclarations gouvernementales, etc. Généralement, d’autres arguments ne sont pas nécessaires pour convaincre un artiste… 😉

2. Maximiser le temps destiné à la musique. Tandis que le travail du gérant est de voir à ce que tout se passe bien dans la carrière de son artiste, le travail de l’artiste est de composer des chansons, faire des spectacles et des entrevues, rencontrer ses fans et d’autres artistes. Si l’artiste passe du temps à s’occuper de ses affaires, il ne le passe forcément pas sur sa carrière et c’est justement là qu’il est payant…

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Est-il nécessaire d’avoir un contrat avec son gérant ?

Généralement, lorsqu’il est question de contrats, la question ne se pose pas. Il est préférable de se munir d’un document qui définit clairement les termes d’une entente, notamment qui fait quoi, selon quelles conditions, dans quel délai, etc.

Cependant, quand il s’agit d’un contrat de gérance, il se peut que la situation nécessite d’attendre quelque temps avant que le gérant et son artiste ne décident de signer. Lorsqu’un artiste trouve finalement quelqu’un pour le représenter auprès des différents intervenants avec lesquels il devra travailler, il peut être risqué, pour l’un et l’autre, de rapidement signer une entente long terme qui liera les parties alors qu’ils ne se connaissent pas encore.

Ma vision de la situation, qui ne sera probablement pas partagée par un avocat spécialisé, est que dans le cas très délicat d’une entente de management, il est préférable de commencer délicatement sur la seule base de la confiance et de la communication. Le gérant est, parmi tous les individus qui graviteront autour de l’artiste (agent de spectacles, relationniste de presse, éditeur, distributeur, producteur, etc.), la personne qui partagera le plus l’intimité professionnelle de ce dernier. Cette relation doit se bâtir, comme dans un vrai couple, sur une solide base de franchise, de transparence et de confiance.

Dans ce cas précis, le contrat peut donc être contraignant en début de relation puisqu’il peut être perçu (généralement par l’artiste) comme un élément qui empêcherait une séparation facile et amicale.

Je trouve personnellement qu’il peut être tout indiqué de débuter le travail de management sur la seule base d’une bonne poignée de main. D’abord, cette façon de fonctionner permet à chaque personne d’apprendre à connaître l’autre sans contrainte. Si l’artiste et son gérant ne peuvent pas avoir une confiance mutuelle irréprochable, il ne vaut donc pas la peine que l’un et l’autre investissent davantage dans cette relation. D’autre part, je crois que pour le gérant, le fait de ne pas trop rapidement exiger la signature d’une entente lui permettra de profiter du bénéfice du doute de son artiste qui ne le percevra pas comme un requin.

Du moment cependant que le gérant investi davantage que tu temps, il est en droit d’exiger un miminum de sécurité. Autrement, l’artiste doit assumer lui-même les frais puisqu’il sera celui qui en bénéficiera. Lorsque l’artiste commence à générer des revenus provenant du travail effectué par son gérant, ce dernier est une fois de plus en droit de vouloir une commission. Si à ce moment, l’artiste n’accède pas à la demande, on peut en déduire que la relation n’en est pas une de confiance et que même sous contrat, une séparation aurait été inévitable tôt ou tard.

Le jour où vous souhaiterez signer un contrat de gérance, je vous suggère très fortement de passer voir un avocat spécialisé dans le milieu culturel qui pourra vous aider à trouver un terrain d’entente équitable et selon des termes raisonnables.

Autrement, si cette situation a déjà été la vôtre, laissez un commentaire pour expliquer comment s’est porté votre relation !

Le coût de gratuit

Un bon moyen d’inciter les consommateurs à établir un début de relation avec l’artiste est d’offrir du contenu gratuit en échange d’informations telles que le nom, l’adresse courriel, la ville de résidence, etc. Généralement, ce contenu prend la forme d’un MP3, que ce soit une pièce de l’album ou une chanson inédite. Le consommateur, sur le point de devenir un fan, fera donc un certain effort pour établir ce premier contact. Pour que cette première rencontre soit fructueuse, il est impératif que l’artiste (ou son équipe) diminue au maximum le coût de gratuit.

Quel est ce coût ? Imaginez qu’on vous propose un MP3 gratuit. Vous décidez de remplir le formulaire sur le site de l’artiste. Au bout de quelques minutes, vous recevez un courriel qui vous demande de confirmer votre adresse. Vous cliquez sur le lien pour accepter de recevoir des messages de cette personne et à ce point vous n’avez toujours pas votre chanson. Vous recevez ensuite un courriel vous remerciant d’avoir voulu télécharger la pièce. On vous donne un lien qui vous amène à une page du site web de l’artiste et vous devez cliquer à nouveau sur un autre lien qui téléchargera éventuellement dans votre ordinateur un fichier zippé. Vous prenez un peu plus d’une minute pour le retrouver et trouvez l’outil pour le dézipper. Ce n’est qu’alors que vous pouvez envoyer le MP3 vers iTunes pour l’écouter.

Voilà le coût de gratuit. Un coût beaucoup trop important à certains moments pour le bénéfice réellement obtenu par le consommateur. Vous devez donc impérativement rendre cette tâche le plus simple possible. Je crois que c’est primordial de récolter minimalement une adresse courriel, mais n’oubliez pas que si l’opération semble trop longue ou compliquée, le consommateur risque d’abandonner en chemin. Comme nous le disaient nos mères, quand c’est donné, c’est donné. Alors si vous prenez la décision de donner du contenu, assumez que ce soit en grande partie un cadeau et que vous ne puissiez pas espérer qu’on vous remplisse un questionnaire de santé…